Le petit marron

L’automne est arrivé
Dans ma jolie bogue
Je n’ai pu rester

d’après une comptine pour enfants

Une image faite de rien : un marron ramassé le matin lors de ma balade du vendredi, posé sur la table de la cuisine, avec un arrière-plan flou mais composé sciemment, avec ses bulles de bokeh. Rien ou presque, parce que les choix d’une profondeur de champ minimale, d’une légère surexposition, d’une composition décentrée sont tout sauf le résultat du hasard. Le résultat de la pratique régulière de la photographie, en premier lieu de l’énergie et du temps consacrés à relever les défis du site ALJPHOTO. 

Encore la Passerelle

Voici la seconde photo que j’ai prise vendredi dernier et dont je parle dans La Vie en rose. C’est le matin, je me promène avec mon ami René. Je suis presque exactement au même endroit que pour Un matin d’éclaircie — également avec René — mais le point de vue est totalement différent.

J’aime photographier le sol et ce n’est pas la première fois que je m’intéresse au trottoir de l’Axe majeur de Cergy. J’en ai fait la couverture de Mon style de prédilection. Cette dernière image vous aidera éventuellement à lire la présente photo, qui pour moi est d’abord un ensemble de lignes, un motif en quelque sorte, avant d’être un objet réel. Ma prédilection pour les images graphiques, de préférence abstraites, encore et toujours.

La Vie en rose

What you see is what you see

Frank Stella (peintre minimaliste)

Hier j’ai produit deux images : celle que vous voyez en ce moment et une autre que je publierai demain sauf imprévu. Elles sont toutes les deux au format carré, graphiques et répondent au défi de la semaine du groupe ALJPHOTO.

La présente image est minimaliste en diable. Je sais que ce genre d’image est clivant ; certains aiment, voire adorent, tandis que d’autres détestent. C’est affaire de sensibilité et, aussi, de connaissance de l’histoire de l’art.

Au départ, je pensais à une image en nuances de gris, très claires, quelque chose en rapport — certes lointain — avec le Carré blanc sur fond blanc de Malevitch. Disons, deux surfaces de teintes proches mais dont la matière, l’état de surface, seraient différents. Évidemment, l’image serait au format carré et graphique. Comme toujours pour ce genre de projet, une fois l’affaire lancée les idées se succèdent, se bousculent et le résultat diffère sensiblement de l’intention initiale.

L’image brute était plutôt blanche ; la matière de la partie gauche, sur laquelle j’ai fait le point (du moins pour les 2/3 à droite) était intéressante, granuleuse sans plus ; la partie droite, en dehors de la zone de netteté, était donc floue, sans bulles de bokeh. La lumière était bien rendue mais cela pouvait être amélioré.

L’avantage de ce genre d’image est que l’on peut s’amuser lors du post-traitement et tester les presets les plus audacieux. C’est ainsi que j’ai découvert cette teinte rose, en fait du violet clair. Pour accentuer la luminosité dans le coin haut droit, j’ai remonté les hautes lumières tandis que j’améliorais la granularité de la zone de gauche à l’aide d’un filtre passe-bas. Si cela vous semble compliqué, dites-vous que ce n’est que de la cuisine et que ce qui compte c’est l’intention et la qualité du résultat. Que je mesure à la satisfaction ressentie quand je suis parvenu au point où il me semble inutile d’en faire plus. Soit j’ai ce que je veux et je publie, soit c’est un échec et je passe à autre chose en me disant que pour autant je n’ai pas perdu mon temps.

Je termine en revenant à la citation de Frank Stella. Je la comprends comme suit : Sentez-vous libre de voir ce que bon vous semble dans l’œuvre que vous regardez ! Le message, s’il y a message, vient de vous, pas de moi. J’ai ma vision de l’œuvre ; vous avez la vôtre, fonction de votre histoire, de vos connaissances, de votre sensibilité. Il n’y a pas à comprendre.

Je vous dis « À très bientôt si le cœur vous en dit ! »

…un légume 19/09/2019

Photographie inspirée par le slogan “ Cinq fruits et légumes par jour ” et par mes souvenirs fantasmés des sixties.

Il manquait quelque chose à Quatre fruits ; l’erreur est réparée.

Fin de l’aventure des Cinq fruits et légumes par jour.

Quatre fruits… 18/09/2019

Photographie inspirée par le slogan “ Cinq fruits et légumes par jour ” et par mes souvenirs fantasmés des sixties.

Quelques dates de la carrière d’Andy Warhol :

  • 1962 – Diptyque Marylin,
  • 1962 Campbell’s Soup Cans,
  • 1964 – ouverture de la première Factory.

Rien n’est le fruit du hasard. Je lis en ce moment Just Kids, roman autobiographique de Patti Smith : sa vie avec Robert Mapplethorpe, comment ils sont devenus artistes, la bohème, le New York du Chelsea Hotel, de la Factory et — je l’ignorais — l’amour de Patti Smith pour la France, Paris, la poésie française, Rimbaud, Baudelaire et Apollinaire.

À suivre…

Au fond de mon assiette

Au fond de mon assiette
Le ciel se reflète
Et d’une tache bleue
Fait de moi un heureux


Cette image est la petite sœur de Je prenais mon café : même défi ALJPHOTO — Le cadre dans le cadre —, même présentation en quelques bouts rimés, même lieu de prise de vues.

Le reflet au fond de l’assiette est celui d’un Velux, encore un ! J’ai déjà publié deux images de ces puits de lumière, dans Multiplier les regards. Pour mémoire, il y a aussi une photo prise à l’extérieur dans Freya.

Ici le regard est différent. Le sujet n’est pas le puits de lumière mais la vue du ciel qu’il offre à qui veut bien en profiter. Ce rectangle d’azur occupe une proportion très faible de l’image mais il attire l’œil par sa couleur et sa luminosité. Sur facebook, j’ai eu d’excellents retours ; il est question de pureté, de poésie, de fragilité, de sérénité. J’ai reçu en revanche peu de likes. Il fut un temps où je vivais mal l’apparente contradiction entre la chaleur des approbations et leur faible nombre. Depuis j’y vois un signe favorable car c’est souvent ce qui arrive pour mes meilleures images.

Je termine sur cette précision à l’attention des membres du groupe ALJPHOTO : si l’image a été publiée à l’occasion du défi Le cadre dans le cadre, elle me semble mieux s’inscrire parmi les Photographies minimalistes et les Compositions abstraites.