…un légume 19/09/2019

Photographie inspirée par le slogan “ Cinq fruits et légumes par jour ” et par mes souvenirs fantasmés des sixties.

Il manquait quelque chose à Quatre fruits ; l’erreur est réparée.

Fin de l’aventure des Cinq fruits et légumes par jour.

Quatre fruits… 18/09/2019

Photographie inspirée par le slogan “ Cinq fruits et légumes par jour ” et par mes souvenirs fantasmés des sixties.

Quelques dates de la carrière d’Andy Warhol :

  • 1962 – Diptyque Marylin,
  • 1962 Campbell’s Soup Cans,
  • 1964 – ouverture de la première Factory.

Rien n’est le fruit du hasard. Je lis en ce moment Just Kids, roman autobiographique de Patti Smith : sa vie avec Robert Mapplethorpe, comment ils sont devenus artistes, la bohème, le New York du Chelsea Hotel, de la Factory et — je l’ignorais — l’amour de Patti Smith pour la France, Paris, la poésie française, Rimbaud, Baudelaire et Apollinaire.

À suivre…

Au fond de mon assiette

Au fond de mon assiette
Le ciel se reflète
Et d’une tache bleue
Fait de moi un heureux


Cette image est la petite sœur de Je prenais mon café : même défi ALJPHOTO — Le cadre dans le cadre —, même présentation en quelques bouts rimés, même lieu de prise de vues.

Le reflet au fond de l’assiette est celui d’un Velux, encore un ! J’ai déjà publié deux images de ces puits de lumière, dans Multiplier les regards. Pour mémoire, il y a aussi une photo prise à l’extérieur dans Freya.

Ici le regard est différent. Le sujet n’est pas le puits de lumière mais la vue du ciel qu’il offre à qui veut bien en profiter. Ce rectangle d’azur occupe une proportion très faible de l’image mais il attire l’œil par sa couleur et sa luminosité. Sur facebook, j’ai eu d’excellents retours ; il est question de pureté, de poésie, de fragilité, de sérénité. J’ai reçu en revanche peu de likes. Il fut un temps où je vivais mal l’apparente contradiction entre la chaleur des approbations et leur faible nombre. Depuis j’y vois un signe favorable car c’est souvent ce qui arrive pour mes meilleures images.

Je termine sur cette précision à l’attention des membres du groupe ALJPHOTO : si l’image a été publiée à l’occasion du défi Le cadre dans le cadre, elle me semble mieux s’inscrire parmi les Photographies minimalistes et les Compositions abstraites.

Assemblages

À l’origine, les mini-séries

À l’origine, il y a les mini-séries : trois à cinq photographies, liées par une intention photographique, et aussi par le sujet mais c’est moins important. A priori rien n’oblige à présenter une mini-série sous la forme d’un triptyque ou d’un quadriptyque. C’est sympathique mais cela peut être perçu comme une faiblesse ; l’intention photographique doit suffire à établir le lien entre les différentes images. Toutefois si l’on publie une série sur facebook, qui n’est pas un outil conçu pour la photographie, il est judicieux de mettre le montage résumant la série en image principale et d’ajouter ensuite les images isolées en commentaire.


La série qui suit — Ménage à trois — est classique. Chaque image existe indépendamment des autres ; la série ne raconte pas une histoire ; l’ordre des photographies n’a aucune importance ; surtout, l’intention photographique est claire, que ce soit la composition, trois éléments coupés sur un fond uni, ou le traitement noir et blanc.

Mini-série Ménage à trois

Les assemblages

Dans le monde de l’art, les assemblages consistent à associer des supports de nature différente, par exemple une peinture sur toile et des objets divers, le tout n’étant ni une peinture ni une sculpture. Kurt Schwitters a commis des assemblages remarquables. En ce qui concerne ma petite personne, je me cantonne au domaine de la photographie et me contente d’assembler des images en les positionnant précisément les unes par rapport aux autres. Le concept est que ce positionnement apporte des éléments nouveaux, essentiellement graphiques, qui n’existeraient pas autrement. Notre cerveau cherchant constamment à établir des liens, des continuités, nous imaginons que des lignes se prolongent d’une image à l’autre, que des surfaces se complètent, alors qu’il n’y a là rien de réel.


Assemblage Esprit de pub

Si vous avez lu ma chronique La force d’un titre, vous connaissez la première image de cet Esprit de pub. Il est facile de comprendre pourquoi le positionnement rigoureux des images de ce triptyque est indispensable. Je tiens à préciser qu’il s’agit d’images isolées et pas de trois découpages de la même photographie quoique cela ne constitue en rien un handicap. J’ai respecté la règle des mini-séries ; la composition est la même pour les trois vues — une ligne et un sujet ponctuel, sur fond uni blanc, avec la présence systématique d’un texte identifiant une marque ou un modèle.


Je terminerai mon prêche par mon assemblage préféré à ce jour : Éclairages* en demi-tons. Unité de lieu, tout se trouve au rez-de-chaussée de ma maison. Unité de tons avec les plafonds blancs, fraîchement repeints. Minimalisme de rigueur, chez moi c’est une obsession, j’ai failli omettre d’en parler. Les connexions sont assurément plus subtiles que dans l’assemblage précédent mais j’aime bien cette ligne qui parcourt l’ensemble des trois images. J’oubliais : un point commun à toutes les réalisations présentées dans cette chronique, le désir de montrer autrement des objets du quotidien, de mettre au jour leur beauté cachée.

Assemblage Éclairages en demi-tons

* L’image centrale du triptyque montre les trois fils d’acier ainsi que le câble d’alimentation d’une suspension dont l’élément lumineux est identique au plafonnier de la photographie de gauche. L’image de droite montre des puits de lumière, une autre forme d’éclairage.

En espérant ne pas vous avoir soûlé avec mes propos, je vous souhaite un bon week-end, le plus créatif possible.

Je prenais mon café

Je prenais mon café
Quand l’addictif breuvage
En son cadre imparfait
Me dit en son langage

Jeudi, nouveau défi*
Fais de moi une image
Rien ne saurait, ami
Me combler d’avantage

De mon cher téléphone
Je caresse l’écran
Trouve la photo bonne
En direz-vous autant ?


* Les défis hebdomadaires d’ALJPHOTO sont publiés le jeudi.

Couleur et/ou noir et blanc

J’ai pris cette photo ce matin, je l’ai traitée cet après-midi et publiée sur ALJPHOTO dans la foulée. Le défi de la semaine est La magie des reflets. Pour autant, je n’ai pas renoncé à mes orientations habituelles, mon attirance vers l’abstrait tout particulièrement.

J’ai réalisé ce diptyque parce que je n’arrivais pas à me décider entre la version couleur et la version noir et blanc. En général, ma préférence va au monochrome en niveaux de gris mais, sans doute parce que cette image est contrastée et plutôt abstraite, la couleur lui va bien. On peut également concevoir le diptyque comme un tout, un dialogue entre deux images à la fois semblables et différentes.

Pour le plaisir, j’ai tourné l’image noir et blanc de 180°. De ce fait, et aussi parce qu’elle est monochrome, elle est plus abstraite que la version couleur. J’aime aussi — mais là c’est très personnel — l’idée consistant à présenter la réalité autrement que sous son aspect ordinaire, bien identifiable. Je sais que tout le monde n’aime pas cela mais cette vision des choses me tient à cœur.

Je termine ici ma chronique la plus courte à ce jour. À bientôt !