Encordés Danbos

Encore des Danbos ! Ma première publication de digital art. J’ai encore beaucoup de progrès faire mais en même temps je ne visais pas le réalisme et la perfection des effets spéciaux des images et des films actuels. C’était pour m’amuser et pour le coup c’est réussi.

Bon dimanche à tous et à bientôt.

Le petit marron

L’automne est arrivé
Dans ma jolie bogue
Je n’ai pu rester

d’après une comptine pour enfants

Une image faite de rien : un marron ramassé le matin lors de ma balade du vendredi, posé sur la table de la cuisine, avec un arrière-plan flou mais composé sciemment, avec ses bulles de bokeh. Rien ou presque, parce que les choix d’une profondeur de champ minimale, d’une légère surexposition, d’une composition décentrée sont tout sauf le résultat du hasard. Le résultat de la pratique régulière de la photographie, en premier lieu de l’énergie et du temps consacrés à relever les défis du site ALJPHOTO. 

Autoreflets

J’ai choisi pour titre de cette chronique un mot-valise : la compression d’autoportraits et de reflets, ou comment photographier les reflets de sa propre image.

J’aime faire mon autoportrait

J’aime faire mon autoportrait. D’abord pour des raisons pratiques évidemment ; je n’ai pas de modèle — d’ailleurs saurais-je photographier un modèle si j’en avais un ? — et je n’ai pas de photographe pour me tirer le portrait. Ensuite, et surtout, parce que j’aime ça : ce dialogue avec moi-même, me voir comme un autre sur l’écran, me montrer aux autres, créer mes souvenirs. Quand j’ai commencé cet exercice consistant à se photographier soi-même, j’étais très troublé ; il n’est pas facile de se couper en deux, encore moins d’y voir clair. Mais j’ai très vite vu l’intérêt de me mettre en scène, en premier lieu pouvoir donner une image de moi dont personne d’autre n’aurait l’idée, tout en étant persuadé qu’un photographe différent faisant mon portrait aurait également une vision personnelle des plus intéressantes.

L’autoportrait peut être symbolique, ne pas montrer mon visage mais simplement exprimer quelque chose qui est très fort en moi. Inversement, il peut être des plus classiques, mise au point sur les yeux, en noir et blanc.

Tenir bon — Autoportrait symbolique, déjà publié dans Eye of the Beholder
Autoportrait classique, déjà publié dans Ceci n’est pas un selfie

Deux autoreflets

Le premier autoreflet de cette chronique, Rester calme, est un remake, une nouvelle version d’une image prise dans les mêmes conditions en février 2019. Il paraît qu’il fait peur. Je n’irai pas jusque là mais j’admets que la position de mes mains peut faire penser à un braquage ou que je suis prisonnier, coincé à l’intérieur d’un vitrage double.

Rester calme

Pour le second autoreflet, Après réflexions, j’ai utilisé deux miroirs. Le plus petit des deux est clairement identifiable ; son cadre métallique dans le quart bas gauche est la seule chose qui soit réelle, le reste de la photographique n’étant que reflets. Le second miroir, de grandes dimensions, constitue l’arrière-plan de l’image, noir car l’image est volontairement sous-exposée pour un effet low key. On y voit mon visage, l’autre côté du petit miroir où l’on peut me voir également, et ainsi de suite.

Après réflexions / Spiegel im Spiegel (Arvo Pärt)

Gageure que cette image lorsqu’on est seul ! La prise de vues s’est faite en aveugle ; le live view ne m’était d’aucune aide car je ne pouvais à la fois me voir sur l’écran de l’appareil et me placer convenablement face aux miroirs . J’ai procédé par tâtonnements et, heureusement, j’ai fini par obtenir le présent cliché sur lequel mes trois visages sont intéressants. Je reste persuadé que l’on peut mieux faire mais il faut être deux pour la prise de vues, le cadrage tout particulièrement.

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous dis à bientôt !

Encore la Passerelle

Voici la seconde photo que j’ai prise vendredi dernier et dont je parle dans La Vie en rose. C’est le matin, je me promène avec mon ami René. Je suis presque exactement au même endroit que pour Un matin d’éclaircie — également avec René — mais le point de vue est totalement différent.

J’aime photographier le sol et ce n’est pas la première fois que je m’intéresse au trottoir de l’Axe majeur de Cergy. J’en ai fait la couverture de Mon style de prédilection. Cette dernière image vous aidera éventuellement à lire la présente photo, qui pour moi est d’abord un ensemble de lignes, un motif en quelque sorte, avant d’être un objet réel. Ma prédilection pour les images graphiques, de préférence abstraites, encore et toujours.

La Vie en rose

What you see is what you see

Frank Stella (peintre minimaliste)

Hier j’ai produit deux images : celle que vous voyez en ce moment et une autre que je publierai demain sauf imprévu. Elles sont toutes les deux au format carré, graphiques et répondent au défi de la semaine du groupe ALJPHOTO.

La présente image est minimaliste en diable. Je sais que ce genre d’image est clivant ; certains aiment, voire adorent, tandis que d’autres détestent. C’est affaire de sensibilité et, aussi, de connaissance de l’histoire de l’art.

Au départ, je pensais à une image en nuances de gris, très claires, quelque chose en rapport — certes lointain — avec le Carré blanc sur fond blanc de Malevitch. Disons, deux surfaces de teintes proches mais dont la matière, l’état de surface, seraient différents. Évidemment, l’image serait au format carré et graphique. Comme toujours pour ce genre de projet, une fois l’affaire lancée les idées se succèdent, se bousculent et le résultat diffère sensiblement de l’intention initiale.

L’image brute était plutôt blanche ; la matière de la partie gauche, sur laquelle j’ai fait le point (du moins pour les 2/3 à droite) était intéressante, granuleuse sans plus ; la partie droite, en dehors de la zone de netteté, était donc floue, sans bulles de bokeh. La lumière était bien rendue mais cela pouvait être amélioré.

L’avantage de ce genre d’image est que l’on peut s’amuser lors du post-traitement et tester les presets les plus audacieux. C’est ainsi que j’ai découvert cette teinte rose, en fait du violet clair. Pour accentuer la luminosité dans le coin haut droit, j’ai remonté les hautes lumières tandis que j’améliorais la granularité de la zone de gauche à l’aide d’un filtre passe-bas. Si cela vous semble compliqué, dites-vous que ce n’est que de la cuisine et que ce qui compte c’est l’intention et la qualité du résultat. Que je mesure à la satisfaction ressentie quand je suis parvenu au point où il me semble inutile d’en faire plus. Soit j’ai ce que je veux et je publie, soit c’est un échec et je passe à autre chose en me disant que pour autant je n’ai pas perdu mon temps.

Je termine en revenant à la citation de Frank Stella. Je la comprends comme suit : Sentez-vous libre de voir ce que bon vous semble dans l’œuvre que vous regardez ! Le message, s’il y a message, vient de vous, pas de moi. J’ai ma vision de l’œuvre ; vous avez la vôtre, fonction de votre histoire, de vos connaissances, de votre sensibilité. Il n’y a pas à comprendre.

Je vous dis « À très bientôt si le cœur vous en dit ! »

…un légume 19/09/2019

Photographie inspirée par le slogan “ Cinq fruits et légumes par jour ” et par mes souvenirs fantasmés des sixties.

Il manquait quelque chose à Quatre fruits ; l’erreur est réparée.

Fin de l’aventure des Cinq fruits et légumes par jour.

Quatre fruits… 18/09/2019

Photographie inspirée par le slogan “ Cinq fruits et légumes par jour ” et par mes souvenirs fantasmés des sixties.

Quelques dates de la carrière d’Andy Warhol :

  • 1962 – Diptyque Marylin,
  • 1962 Campbell’s Soup Cans,
  • 1964 – ouverture de la première Factory.

Rien n’est le fruit du hasard. Je lis en ce moment Just Kids, roman autobiographique de Patti Smith : sa vie avec Robert Mapplethorpe, comment ils sont devenus artistes, la bohème, le New York du Chelsea Hotel, de la Factory et — je l’ignorais — l’amour de Patti Smith pour la France, Paris, la poésie française, Rimbaud, Baudelaire et Apollinaire.

À suivre…

Au fond de mon assiette

Au fond de mon assiette
Le ciel se reflète
Et d’une tache bleue
Fait de moi un heureux


Cette image est la petite sœur de Je prenais mon café : même défi ALJPHOTO — Le cadre dans le cadre —, même présentation en quelques bouts rimés, même lieu de prise de vues.

Le reflet au fond de l’assiette est celui d’un Velux, encore un ! J’ai déjà publié deux images de ces puits de lumière, dans Multiplier les regards. Pour mémoire, il y a aussi une photo prise à l’extérieur dans Freya.

Ici le regard est différent. Le sujet n’est pas le puits de lumière mais la vue du ciel qu’il offre à qui veut bien en profiter. Ce rectangle d’azur occupe une proportion très faible de l’image mais il attire l’œil par sa couleur et sa luminosité. Sur facebook, j’ai eu d’excellents retours ; il est question de pureté, de poésie, de fragilité, de sérénité. J’ai reçu en revanche peu de likes. Il fut un temps où je vivais mal l’apparente contradiction entre la chaleur des approbations et leur faible nombre. Depuis j’y vois un signe favorable car c’est souvent ce qui arrive pour mes meilleures images.

Je termine sur cette précision à l’attention des membres du groupe ALJPHOTO : si l’image a été publiée à l’occasion du défi Le cadre dans le cadre, elle me semble mieux s’inscrire parmi les Photographies minimalistes et les Compositions abstraites.

Assemblages

À l’origine, les mini-séries

À l’origine, il y a les mini-séries : trois à cinq photographies, liées par une intention photographique, et aussi par le sujet mais c’est moins important. A priori rien n’oblige à présenter une mini-série sous la forme d’un triptyque ou d’un quadriptyque. C’est sympathique mais cela peut être perçu comme une faiblesse ; l’intention photographique doit suffire à établir le lien entre les différentes images. Toutefois si l’on publie une série sur facebook, qui n’est pas un outil conçu pour la photographie, il est judicieux de mettre le montage résumant la série en image principale et d’ajouter ensuite les images isolées en commentaire.


La série qui suit — Ménage à trois — est classique. Chaque image existe indépendamment des autres ; la série ne raconte pas une histoire ; l’ordre des photographies n’a aucune importance ; surtout, l’intention photographique est claire, que ce soit la composition, trois éléments coupés sur un fond uni, ou le traitement noir et blanc.

Mini-série Ménage à trois

Les assemblages

Dans le monde de l’art, les assemblages consistent à associer des supports de nature différente, par exemple une peinture sur toile et des objets divers, le tout n’étant ni une peinture ni une sculpture. Kurt Schwitters a commis des assemblages remarquables. En ce qui concerne ma petite personne, je me cantonne au domaine de la photographie et me contente d’assembler des images en les positionnant précisément les unes par rapport aux autres. Le concept est que ce positionnement apporte des éléments nouveaux, essentiellement graphiques, qui n’existeraient pas autrement. Notre cerveau cherchant constamment à établir des liens, des continuités, nous imaginons que des lignes se prolongent d’une image à l’autre, que des surfaces se complètent, alors qu’il n’y a là rien de réel.


Assemblage Esprit de pub

Si vous avez lu ma chronique La force d’un titre, vous connaissez la première image de cet Esprit de pub. Il est facile de comprendre pourquoi le positionnement rigoureux des images de ce triptyque est indispensable. Je tiens à préciser qu’il s’agit d’images isolées et pas de trois découpages de la même photographie quoique cela ne constitue en rien un handicap. J’ai respecté la règle des mini-séries ; la composition est la même pour les trois vues — une ligne et un sujet ponctuel, sur fond uni blanc, avec la présence systématique d’un texte identifiant une marque ou un modèle.


Je terminerai mon prêche par mon assemblage préféré à ce jour : Éclairages* en demi-tons. Unité de lieu, tout se trouve au rez-de-chaussée de ma maison. Unité de tons avec les plafonds blancs, fraîchement repeints. Minimalisme de rigueur, chez moi c’est une obsession, j’ai failli omettre d’en parler. Les connexions sont assurément plus subtiles que dans l’assemblage précédent mais j’aime bien cette ligne qui parcourt l’ensemble des trois images. J’oubliais : un point commun à toutes les réalisations présentées dans cette chronique, le désir de montrer autrement des objets du quotidien, de mettre au jour leur beauté cachée.

Assemblage Éclairages en demi-tons

* L’image centrale du triptyque montre les trois fils d’acier ainsi que le câble d’alimentation d’une suspension dont l’élément lumineux est identique au plafonnier de la photographie de gauche. L’image de droite montre des puits de lumière, une autre forme d’éclairage.

En espérant ne pas vous avoir soûlé avec mes propos, je vous souhaite un bon week-end, le plus créatif possible.