Painted

Je participe plus ou moins régulièrement aux défis du groupe flickr Macromondays. Comme vous pouvez vous en douter —si vous ne le savez pas déjà— cela se passe le lundi. Aujourd’hui lundi 10 février 2020, le thème à traiter est Painted. Macromondays est un groupe international donc on parle anglais.

Pour ce défi j’ai choisi de photographier un gobelet décoré par une artiste de la Baie de Somme, Marie Verlet Nezri (Série « Paysages »). J’aime beaucoup ce petit objet, un cadeau de Noël qui plus est. Le paysage qu’il représente m’inspire et me rappelle mes vacances quand j’étais enfant.


Pour information. Le côté de l’image mesure en réalité à peine plus de trois centimètres.

Grande-Arche-La Défense

Grande-Arche-La Défense est le nom d’une station du RER A, une destination qui a été la mienne à deux reprises cette semaine. L’objet de mon Escapade 2, 2 comme deuxième et 2 comme deux visites, la première le mardi, la seconde le jeudi.

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Grain(s)

Le défi de la semaine du projet 52 du blog Du côté de chez Ma’ s’intitule Grains().

J’ai choisi pour l’illustrer un poivre de la variété Voastsiperiphery. Ces grains de poivre sauvage de Madagascar ont la particularité d’avoir gardé leur appendice caudal. J’aime bien les mouliner au-dessus d’un fromage de chèvre frais; les deux arômes s’accordent parfaitement.

Promenade

Vendredi après-midi

Contrairement à ce que j’annonçais dans ma précédente chronique, je ne me suis pas rendu cette semaine à Paris cette semaine. Ce n’est que partie remise. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’ai remplacé mon escapade parisienne par une promenade. Promenade = je pars de chez moi, je marche, prends quelques photos et rentre à la maison. C’est bon pour la santé, plus court qu’une escapade parisienne et cela m’oblige à voir mon quartier autrement, à le (re)découvrir.

« Il y a beaucoup de choses magnifiques autour de nous, et les gens ont tendance à ne pas le remarquer. »

Saul Leiter

Ce vendredi de promenade, le défi d’ALJPHOTO est Photographier à pleine ouverture. Mon compact n’est pas le meilleur choix techniquement parlant; un reflex avec un objectif macro ou un 70-200 mm donne un meilleur bokeh mais avec son ouverture maximale de 1.8/2.8 mon petit appareil n’est pas si mal loti.

En haut de ma rue
Ront-point du Haut de Gency

Nous sommes en hiver. On observe déjà des bourgeons mais pas de fleurs hormis quelques perce-neige. Au coin de ma rue, de hautes herbes sèches que je photographie avec en arrière-plan les maisons aux murs en briques de Leers. Un peu plus loin, le grand carrefour circulaire du Haut de Gency avec ses saules pleureurs. Le défi en cours exige une zone floue, contrainte à laquelle je dois ajouter le format carré et le noir et blanc (voir C’est parti!). Sans ces obligations je n’aurais sans doute pas pris ces images. Des vues opportunistes — ce n’était pas le but de ma promenade — de lieux a priori sans intérêt photographique qui peuvent devenir plaisants voire attachants s’ils sont convenablement présentés. La photo des herbes sèches recevra un accueil très positif sur facebook et sur instagram. Certains commentaires évoquent un changement de style.

Le véritable but de ma promenade est la zone Aren’Park – Plaine des sports. Un lieu multiple avec d’un côté des installations sportives (stade de football, tennis, patinoire, magasin Décathlon) et de l’autre des commerces variés (Leclerc, La Vie claire…), un hôtel et des restaurants. Le lieu est récent et cela m’arrange car j’aime bien photographier les choses neuves ou presque parce qu’elle ne sont pas encore dégradées. J’aime aussi le wabi-sabi mais alors les dégradations doivent être suffisamment avancées pour être intéressantes.

Arrivé sur place, je me mets à observer. Je n’ai pas envie de montrer le lieu tel que tout le monde le voit. Je veux le montrer autrement, offrir une vision différente de la vision ordinaire, en cadrant (ce qui est le passage obligé de toute photographie) et par là en éliminant beaucoup de choses, en choisissant des angles inhabituels, des points de vue comme au ras du sol ou à pic, en me consacrant à mes thèmes favoris: abstraction, graphisme, minimalisme, avec un parti-pris esthétique.

Les bardages de la zone commerciale

Le sol est un genre qui me plaît. À l’Aren Park, les passages pour piétons ressemblent à des codes à barres; c’est très curieux (photo de couverture). Les bardages sont de qualité; ils sont plans et couverts de panneaux rectangulaire de gris variables, allant du noir au blanc. Il y a là de quoi réaliser quelques images très graphiques.

Fenêtres du restaurant del’Arte

Les murs du restaurant del’Arte sont blancs, à peine sales. Quand j’aperçois le luminaire et l’inscription Pasta au travers de l’une des petites fenêtres du mur latéral, je suis séduit. L’image devra être redressée pour que les lignes soient bien verticales mais un mur avec ses fenêtres qui font penser à des tableaux accrochés dans un salon, c’est trop craquant.

Restaurant del’Arte et Aren’ice

L’Aren’ice, la patinoire salle de spectacles, est voisine du restaurant. Je l’ai déjà photographiée par le passé. Je fais à nouveau quelques prises mais je constate que les reflets sur les vitres de del’Arte sont tout aussi dignes d’intérêt. En noir et blanc, si j’en crois ce que je vois sur l’écran de mon appareil, cela devrait bien rendre.

Les diptyques ou 6 = 3 x 2

De ma promenade, je retiendrai six images. Désormais je suis très strict lors de la phase d’élimination du post-traitement (editing en anglais). De nombreux auteurs recommandent d’être impitoyable et de ne garder que le bon. Encore une résolution à tenir en 2020 et après. Les deux première photos seront publiées sur ALJPHOTO pour le défi 04 Photographier à pleine ouverture. Les quatre autres iront seulement sur flickr et instagram. Difficile de les associer au défi d’Anne-Laure Jacquart.

Ces six clichés se prêtent parfaitement à une présentation en diptyque. Ce n’est pas intentionnel pour les deux premiers tableaux. Pour le troisième et dernier, comme le sujet est le même les points communs sont nombreux et l’association est naturelle. Je vous laisse juge.

Diptyque 1 – Association formelle: herbes <> arbres qui penchent
Diptyque 2 – Association formelle: lignes de fuite
Diptyque 3 – Association par le sujet, tons et matériaux identiques

Je vous souhaite une bonne semaine et vous dis à bientôt. Pour une nouvelle escapade, qui sait?

C’est parti!

Les choses sérieuses commencent

Première semaine de janvier, les 52 défis d’Anne-Laure Jacquart redémarrent. Cette fois, l’ordre est celui du livre, de 1 à 52, en toute simplicité. On commence donc avec le défi 01 Voir les formes. Je suis enthousiaste à l’idée de repartir pour une quatrième saison mais je m’interroge. Comment rendre chaque défi intéressant, ne pas avoir un sentiment de déjà vu, donner du piquant au challenge de la semaine?

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La jolie touriste

Aujourd’hui, les transports étant opérationnels, je me suis offert ma première escapade à Paris. J’y reviendrai. Le sujet me tient à cœur; il fait partie de mes résolutions de 2020. 

Il fait froid. Dans le quartier du Palais-Royal comme ailleurs. Je (re)découvre Les Deux Plateaux, plus connus sous le vocable Les Colonnes de Buren. Plein de gens, des touristes, asiatiques pour la plupart, s’activent, qui assis•e au sommet d’une colonne, qui le téléphone ou l’appareil photo à la main, shootent à-tout-va.

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Le temps des résolutions

Mon précédent article date de 2019. L’année a changé, la décennie aussi. Voici venu le temps des résolutions.


Matériel photo

J’ai profité du dernier Black Friday pour acquérir avec une petite réduction le tripode de mes rêves. Il était en promotion alors j’ai sauté le pas. Les améliorations sont indéniables ; sa tige peut passer de la verticale à l’horizontale, ce qui m’a d’ores et déjà permis de réaliser des vues à pic impossibles jusqu’alors ; la tête 3D est plus précise, mes cadrages s’en ressentent. Mon expérience est encore limitée mais je n’ai pas touché à mon ancien tripode depuis cet achat.

Arriverai-je à tirer un meilleur parti de mon trépied ?


Le Père Noël a été très généreux avec moi. Au pied du sapin, j’ai trouvé un petit paquet contenant un ultra compact Sony. En novembre dernier, j’informais mes enfants de mon projet de me rendre régulièrement à Paris pour me balader et prendre des photos. Mon fils aîné me fit alors cette remarque : « Cela ne va pas être évident de voyager dans le RER avec tes gros boîtiers ! Tu devrais changer pour un équipement plus petit. » Le message est passé. Mon nouveau boîtier est vraiment petit ; il tient dans une poche, ce qui n’est pas le cas de tous les compacts. J’ai commencé à m’en servir. Son objectif (équivalent) 27-70 mm est lumineux et la montée en ISO est correcte. Je sais bien que je n’obtiendrai pas les mêmes résultats qu’avec un capteur plein format mais j’ai déjà pu constater un changement dans ma pratique photographique : plus d’images prises en extérieur, certaines en des lieux où jamais je n’aurais décidé de venir avec un reflex. Des images du quotidien qui m’amènent à voir les choses autrement.

Arriverai-je à tirer un meilleur parti de mon ultra compact ?


Réseaux sociaux

2019 est pour moi une année riche d’enseignements. Je pensais ne plus participer aux défis du groupe ALJPHOTO. J’avais d’ailleurs écrit un petit mot de départ et puis, sans doute parce que je suis victime d’une addiction, je me suis à nouveau impliqué dans les activités du groupe. Au fil du temps je me suis mis à commenter de plus en plus, à échanger avec certains membres de façon soutenue. Et il y a eu les Best of.

Le terme est trompeur ; il ne s’agit pas de publier ce que l’on pense être ses meilleures photos mais celles auxquelles on tient le plus, et en particulier celles qui marquent une évolution de notre pratique photographique. J’ai découvert à cette occasion que je n’avais pu poster certaines images parce qu’elles ne correspondaient pas au défi en cours et c’était fort dommage parce qu’elles collaient parfaitement à d’autres défis du livre d’Anne-Laure Jacquart. J’ai pu me faire plaisir et goûter aux images des autres membres que j’avais oubliées ou qu’ils•elles n’avaient pu publier.

J’ai surtout pris conscience que j’avais un problème de partage de mes travaux. Les échanges sur ALJPHOTO sont les meilleurs que je connaisse mais il est impossible de publier certaines images si l’on respecte les règles du groupe. Pour les autres réseaux sociaux, flickr ou instagram, on peut publier ce que l’on veut mais les retours sont plus rares et moins riches. Je m’en suis ouvert sur facebook. J’ai lancé des invitations et j’ai quelques ami•es photographes qui peuvent voir ce que je publie dans mon fil d’actualité personnel. Les retours sont là, riches, encourageants.

J’ai longtemps sous-évalué l’importance des échanges avec d’autres photographes. J’ai mesuré combien ils sont importants, combien il est essentiel de s’exprimer sur sa démarche et à quel point les encouragements et les critiques constructives permettent d’avancer.

Sortir d’ALJPHOTO n’est pas simple. Si je quitte ce groupe, je perds mon public. Si je reste, les défis risquent fort de m’ennuyer. Il me faudrait pouvoir continuer les défis autrement. Les 52 défis redémarrent la semaine prochaine. Qui sait ? Anne-Laure Jacquart aura peut-être des nouveautés à proposer aux anciens de son groupe.

Arriverai-je à tirer un meilleur parti d’ALJPHOTO ?


En 2020, je continuerai d’écrire des articles de blog. Je sais qu’il est confidentiel, que les retours et les commentaires sont peu nombreux. Quelqu’un me disait récemment regretter de ne pouvoir commenter un article au fil de l’eau. Je n’y peux rien changer hélas. Je continuerai à écrire parce que j’aime ça et que cela me fait du bien.

Arriverai-je à tirer un meilleur parti de mon blog ?


Pour exister sur les réseaux sociaux, il faut trouver mon public et échanger avec lui. Il faut aussi de la matière, avoir des choses à dire et produire des images de qualité.

Arriverai-je à trouver mon public ?


Pratique photographique

Pour améliorer sa pratique, il est bon d’avoir des projets. Comme je l’ai dit plus haut, je vais désormais me rendre régulièrement à Paris ou en banlieue pour voir d’autres lieux, les photographier, me rendre à des expositions aussi. Cela me fournira des aliments pour le blog.

Il va me falloir oser de nouvelles pistes, apprivoiser mon nouveau boîtier, ouvrir grand les yeux, garder l’esprit ouvert. Je ne sais pas encore précisément ce que je vais faire, quels seront mes genres favoris, mes thèmes, mes sujets. J’envisage des séries sur le long terme, c’est une piste dont j’ai pris conscience lors des Best of. Le temps permet la qualité, la réflexion et une série est un moyen de voir sur le long terme, me semble-t-il.

Arriverai-je à mettre en œuvre des projets sur le long terme ?


J’ai commencé la lecture du livre de Denis Dubesset Les secrets du style en photographie. J’ai vu son interview vidéo lors du dernier Salon de la photo ; j’aime son approche de la question du style.

Arriverai-je à trouver mon style en photographie ?


Je pense en avoir assez dit. Sur ce, je vous souhaite une bonne année 2020 et la réalisation de vos souhaits, en commençant par celle de vos projets photographiques.

Portraits sans visage

Un double portrait et un autoportrait.

Deux jeunes femmes au pied des Douze Colonnes, en octobre 2015. Image retravaillée ces derniers jours. Merci à la correction du voile atmosphérique et à la Nik Collection. 

Un autoportrait tout frais, deux jours tout au plus.

Portraits vite faits

Réalisées dans des conditions peu favorables, quatre images volées de mon plus jeune fils. Prises au téléobjectif lors d’une réunion de famille, elles n’ont rien à voir avec une séance studio même si cela en a l’apparence. Je trouve qu’avec un nombre d’ISO aussi élevé — 12 800 — le résultat est correct. Le rééchantillonnage Prime de DxO Lab y est pour beaucoup. 

Vincent, le 10 novembre 2019.